Commodore C64 et/ou tablette numérique…

A l’ère des tablettes numériques, un ordinateur vieux de 30 ans vient de renaitre, le Commodore C64 ! Même look, mais… pour commencer, voici son histoire :

Jack Tramiel (de son vrai nom Idek Tramielski), Polonais survivant d’Auschwitz s’embarque, dès sa libération, à la conquête des Etats-Unis où il commence par réparer des machines à écrire dans le Bronx. Inspiré par le succès des premières machines électroniques, il crée en 1954 la société Commodore à Toronto, où il commence par vendre des machines à calculer. Son inspiration et sa créativité ne s’arrêtent pas là, il sort en septembre 1982 le Commodore C64, qui s’est vendu entre 20 et 30 millions d’exemplaires !

Le Commodore C64, pour 64 Ko de mémoire vive, n’a pas de disque dur. On sauvegarde ses données sur des disquettes de 5 pouces ¼ ! Par contre, l’écran permet un affichage de 16 couleurs avec une résolution de 320 x 200 pixels, sur 40 colonnes de texte. Le processeur donne le vertige pour l’époque… 1 Mhz ! (à comparer avec l’Osborne 1 né un an plus tôt). Il intègre également une puce sonore 3 voies.

Au-delà de ses capacités informatiques, si le C64 s’est inscrit dans la série des ordinateurs mythiques pour nombre d’adolescents (ce sont aujourd’hui de sérieux quadra !), c’est pour les capacités qu’il offrait aux amateurs de jeux et sa ludothèque associée. Exemple entre autres, la version PC de Tetris avait été adaptée pour le C64.

A cette époque, le Commodore C64 affronte sur le marché son rival, l’Apple II. Guerre des cultures entre le système ouvert de l’Apple et l’architecture fermée du C64, guerre de stratégies économiques entre le C64, bon marché, et son concurrent nettement plus cher (plus du double de prix)… matérialisées par la citation de Jack Tramiel : « Nous avons fabriqué des machines pour les masses, Apple a fait des machines pour les classes » !

Le Commodore C64 de 2011 est arrivé !

Vintage à souhait, le C64 d’aujourd’hui n’a pas changé d’aspect, mais sa « vieille carcasse » habille une carte mère moderne PC mini-ITX avec un Dual Core 525 et un processeur Atom, un plateau de chargement DVD R / W (Blu-ray en option) sur le côté gauche de l’appareil. Il est d’origine avec 2 Go de mémoire DDR3, extensible à 4 Go. Un lecteur multi-format / graveur de carte et un port USB sont fournis sur le côté droit de l’unité. A l’arrière, 4 ports USB, on peut lui relier une télévision, et il fonctionne en wifi. Le système d’exploitation peut être une des dernières versions de Windows ou le Commodore OS 0.1 (avec des jeux originaux). A l’origine il est sous Linux Ubuntu 10.04.

Sommes-nous face à une nouvelle « guerre des cultures » entre les tablettes numériques rivalisant de légèreté et de finesse et le retour de machines d’hier abritant les technologies du XXIème siècle ?

Commodore C64 et/ou tablette numérique ?

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3 Comments
  1. Mathieu Laurent

    Ça doit faire drôle de trouver toutes les techno actuelles dans cette vieille machine ! Par curiosité j’aimerai bien en acheter un, c’est mon père qui ferait une drôle de tête, lui qui a fait ses premières armes informatiques sur cette bécane. Mais ça ne m’empêcherait pas de préférer une tablette numérique.

  2. Hubert Tournier

    A propos de la “Guerre des cultures entre le système ouvert de l’Apple et l’architecture fermée du C64”, il faut noter que l’esprit d’ouverture qui soufflait alors chez Apple était entièrement le fait de “l’autre Steve” (Wozniak) et s’est éteint lorsque celui-ci a quitté Apple.

    Steve Jobs était depuis le début pour une architecture matérielle fermée, suggérant par exemple de ne mettre que 2 slots d’extension dans l’Apple II (pour le contrôleur de disquettes et l’imprimante), alors que cette extensibilité a notoirement contribué au succès de cette machine…

    Ce qui est amusant, ce sont les discussions récentes sur un retour hypothétique de Wozniak et de l’esprit d’ouverture d’antan chez Apple :
    http://www.macgeneration.com/news/voir/195582/apple-steve-wozniak-aimerait-bien-revenir

    La boucle serait alors bouclée !

    Bon, je ne renie pas l’apport de Steve Jobs, qui a tout de même apporté l’Unix BSD à Apple en revenant de chez NeXT.

  3. Laure Lemaire

    Je trouve vraiment sympa l’idée de rajeunir des vieilles bécanes comme le C64. Le contraste entre la techno moderne et la machine a quelque chose de fun ! Mais attention, ça ne marchera sans doute pas pour toutes les vieilles bécanes…

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