Google, du premier PageRank au Panda 2011 !

Alors que Google (avec plus de 91% d’utilisateurs en France, inutile de le présenter !) vient de lâcher sur la toile (anglophone pour l’instant) le « Panda Search », son nouvel algorithme 2011 visant à « améliorer le référencement des sites et contenus de qualité », pourquoi ne pas faire un petit détour vers l’histoire de la « petite barre verte » nommée « PageRank » qui a fait (et fait encore) saliver de nombreux professionnels de l’internet.

Qu’est-ce que le PageRank ?

Selon Wikipedia, le PageRank (ce nom est une marque déposée), c’est « l’algorithme d’analyse des liens concourant au système de classement des pages Web, utilisé par le moteur de recherche Google, pour déterminer l’ordre dans les résultats de recherche qu’il fournit ».

Cet algorithme, inventé par Larry Page, cofondateur de Google,  a fait l’objet d’un brevet déposé en janvier 1997. Il reste pourtant à ce jour la propriété de l’Université Stanford.

En effet, l’histoire commence quand deux étudiants de l’Université Stanford, Larry Page et Sergey Brin, travaillent sur une technologie de moteur de recherche baptisée « BackRub », qui fonctionne sur les serveurs de l’Université. Les deux étudiants cherchent à lever des fonds pour les aider à financer leur projet de concurrencer Altavista, le leader incontesté de l’époque et le géant Yahoo! qui étend son service initial d’annuaire à celui de moteur de recherche.  Ils trouveront une oreille attentive en la personne du richissime cofondateur de Sun Microsystems, Andy Bechtolsheim. C’est ainsi qu’en septembre 1998, ils créent Google qu’ils installent dans le garage de Susan Wojcicki à Menlo Park.

La finalité avouée de Larry Page et de son complice Sergey Brin est d’offrir à leur moteur de recherche Google, les meilleures réponses possibles aux recherches des internautes. Pas par seule vocation idéaliste, mais d’une part pour griller la vedette à leurs ainés de l’époque : Altavista et Yahoo! Et, d’autre part, pour créer une forte valeur ajoutée aux liens publicitaires payants qu’ils souhaitent proposer sur leurs pages de résultats.

Car, à l’inverse des puissantes stratégies marketing de leurs concurrents, notamment de Yahoo!, les deux jeunes chefs d’entreprise misent sur la sobriété et l’efficacité de la démarche. Côté sobriété, le moteur Google présente une page d’accueil totalement dépouillée, qui n’égare pas l’internaute centré sur sa recherche. Et côté efficacité, le secret est le fameux algorithme !

L’objectif du PageRank est de déterminer une valeur aux pages web, sur un critère simple : si cette page reçoit des liens venant d’autres pages, c’est qu’elle présente de l’intérêt pour l’internaute. D’autant plus si ces liens viennent de pages traitant du même sujet ou d’un thème proche. Google se démarque ainsi de la concurrence qui donnait ses résultats en fonction du nombre de fois où la requête était trouvée dans les pages internet. Il propose des réponses basées sur la popularité des sites, matérialisée par le nombre de liens pointant vers eux.

Pour affûter encore sa stratégie invitant les professionnels à la concurrence, Google permet de matérialiser directement sur les navigateurs le résultat de son classement à travers la fameuse « barre verte » disponible sur sa barre d’outils. Elle affiche un classement allant de 0 à 10. L’émulation ainsi créée a conduit quelques artisans du « monde souterrain du web » à développer des stratégies pour tenter de provoquer « artificiellement » la notoriété de leurs sites. Dès lors, une compétition s’est engagée entre le moteur de recherche qui s’est donné pour mission « d’organiser les informations à l’échelle mondiale dans le but de les rendre accessibles et utiles à tous » et les professionnels cherchant tous « la première ligne de la première page » des résultats de recherche pour leurs sites !

Concurrence et stratégies grandissant au fur et à mesure que se développe la puissance de Google sur le marché de l’internet. Pourtant, la barre verte indicateur du PageRank de Google n’est pas à confondre avec le positionnement réel que le moteur de recherche décerne à un site. De nombreux autres critères sont pris en compte, de plus en plus sophistiqués, évoluant avec les usages et les technologies comme la déferlante des réseaux sociaux, la puissance de Facebook et de Twitter.

Panda Search 2011

D’où la naissance du « Panda » aujourd’hui lâché sur le web… qui donne ainsi une image de peluche vivante  à une des innombrables évolutions de l’algorithme initial de Google ! L’animal qui fait trembler les SEO (search engine optimization) de tous poils arrivera bientôt en France et en Allemagne comme l’a déclaré au JounalduNet le directeur général de Google France, Jean-Marc Tassetto : « …L’Allemagne et la France étant généralement les premiers à bénéficier des lancements de nos services après les pays anglophones. Panda est une preuve que nous sommes capables de décider de perdre du business au profit de l’amélioration de la qualité de recherche. Sur quatre milliards de requêtes quotidiennes, si les résultats sont pollués par des faux sites ou des fermes de contenu, au bout d’un moment, c’est Google qui est en danger… ».

Au rang des innovations Google, Sébastien MAROTTE, le représentant de Google Entreprise France, a annoncé en avant-première lors de l’IT for Business Forum de Courchevel, la sortie du système d’exploitation Chrome OS, 100% dédié au web, pour le 14 juin en France. Egalement celle des terminaux Chrome OS Lap Top qui ont la particularité de permettre d’accéder à des applications sur des clients extrêmement légers puisque tout est stocké en nuage.

Catégories
2 Comments
  1. agence Web

    je pensais à leur actuelle que le PageRank avais été délaissé par Google, PageRank aujourd’hui permet de donner une indication sur l’importance d’un site, c’est un outil aujourd’hui laissé au rebut de l’Internet.

  2. Rangement

    Merci pour cette reprise de l’historique du fameux PR.
    Son succès tient effectivement à la fois de la validité du concept (estimer la crédibilité d’une page par ses liens entrants) et la simplicité de sa visualisation : la petite barre verte.
    Et comme elle est le seul marqueur synthétique et public de Google elle est donc devenue et restée très célèbre !

0 Pings & Trackbacks

Laisser un commentaire