Mot clé : 1971

  • 1971, l’aventure de la lecture numérique commence !

    4 Juillet 1971, le CIGREF va bientôt souffler sa première bougie. Dans le même temps, un étudiant de l’Université de l’Illinois rêve de voir un maximum d’œuvres littéraires accessibles gratuitement pour tous !

    Michael Hart dispose d’un accès à l’un des ordinateurs du Materials Research Lab de l’université. Il voit davantage en l’informatique le moyen de  matérialiser ce rêve que ses capacités de calcul ou de bases de données. Il imagine la numérisation des œuvres littéraires et leur mise à disposition sous le nom de « Projet Gutenberg ». En 1971, il ne s’agit pas d’une numérisation telle que nous la connaissons aujourd’hui. Non, ce 4 juillet, jour de la Fête Nationale, le jeune étudiant se met au clavier et saisit le texte de la « Déclaration d’indépendance des États-Unis ». Le fichier ainsi saisi fait 5Ko. Internet n’existait pas encore, mais son ancêtre, Arpanet, commençait à relier les universités des Etats-Unis. Michael Hart dépose un message sur le réseau, annonçant qu’il laisse l’accès à ce fichier pour tous les membres inscrits, une centaine à l’époque. Ce fut le premier « ebook » de l’histoire.

  • Courriel, e-mail, mél, pourriel, spam… histoire du message électronique

    Quelle que soit la façon dont nous nommons celui qui envahit nos écrans d’ordinateurs et maintenant de smartphones, à toute heure du jour… son premier nom de baptême fut « Netmail » (diminutif de Network Mail) : voici son histoire !

    Ce jour-là, le CIGREF n’était pas bien vieux… à peine un an après que Pierre Lhermitte, son premier président, ait déposé ses statuts, à l’autre bout de la planète, un certain Ray Tomlinson, ingénieur de la société Bolt Beranek and Newman au service du Gouvernement américain sur le projet Arpanet, crée 2 programmes. L’un, Send Message, associé à ReadMail, permettant aux utilisateurs d’un même ordinateur de se laisser des messages, et l’autre, CPYNet, pour copier des fichiers simultanément sur chacun des quinze premiers ordinateurs du premier réseau Arpanet. « Et si je les associais pour permettre d’envoyer les messages d’un ordinateur à l’autre » ? Mais c’est bien sûr ! 200 lignes de codes plus tard, plus 2 boites à lettres créées sur deux machines voisines, et le premier Netmail effectuait son premier  « voyage » de quelques mètres !